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11 février 2019

4 étudiants designers remportent le Challenge Ville de Troyes

En septembre dernier, la ville de Troyes lançait un challenge inter – écoles invitant les étudiants de fin de cycle Bachelor et Master, à “imaginer le coeur de ville de demain”.

4 équipes de 4 étudiants, dont 2 issues des rangs de l’École Supérieure de Design, se lançaient dans l’aventure.

Les attentes de la ville étaient multiples autour d’une problématique centrale : développer l’attractivité du centre-ville selon un cahier des charges assez complet incluant la valorisation des bonnes pratiques, la rémontée des attentes des usagers, l’ intégration du digital et la prise en compte de l’aspect développement durable dans la perspective de recueillir des propositions innovantes mais réalisables.

Pendant 4 mois, les différentes équipes encadrées par leurs enseignants ont cherché à répondre au plus près à cette problématiques pour aider la municipalité à construire la ville connectée de demain.

Le 30 janvier, chaque équipe a soutenu son projet devant un jury composé de membres de l’équipe pédagogique, d’élus et d’agents de la Ville de Troyes, et le 8 février, Isabelle Héliot-Couronne, Adjointe au Maire de Troyes et Francis Bécard, Directeur Général de Y SCHOOLS, dévoilaient les grands gagnants du challenge… et des 3 000 € de dotation.

Il s’agit de “la fine équipe” composée de 4 étudiants de 2e année du Mastère Design Strategy – Charlotte Gerbel, Gauthier Gervaise, Mayeul Morand-Monteil et Vincent Wuthrich. Ils nous en disent un peu plus sur le concept “Girer” qu’ils ont imaginé ensemble.

 

Quelles sont les particularités du concept que vous avez présenté ?

La question que l’on s’est posée est la suivante : “Comment guider, informer les usagers dans la ville de Troyes afin de redynamiser l’espace ?” et nous avons souhaité y répondre en proposant “Girer”. Il s’agit d’un système de guidage qui se clippe directement sur les potelets installés dans la ville, dans le but d’amener les usagers vers des espaces ou des événements. Nous nous sommes inspirés d’une boussole mais en y apportant la partie technologique pour l’adapter aux nouveaux besoins des utilisateurs. Ainsi, un promeneur qui se poste devant un potelet pourra savoir en un coup d’oeil la distance qui le sépare d’un lieu culturel, d’une exposition, d’un concert.

Comment vous est venue cette idée ?

On voulait à tout prix se diriger vers un outil de communication, un concept événementiel. On souhaitait que tout soit lié aux événements de la ville et trouver une solution pour les rendre plus accessibles car selon nous beaucoup trop de lieux semblent peu ou mal indiqués. Globalement, on s’est dit qu’on voulait mettre en lien l’activité culturelle et artistique, les événements et les usagers.

Quels sont les atouts d’un tel concept ?

Selon nous, les plus values sont multiples pour la ville mais aussi pour les usagers. En effet, ce système de guidage est un vecteur de communication complémentaire entre la ville, les lieux de vie culturels et les passants, et ce, à toutes heures du jour et de la nuit. Il pourra également permettre de faire découvrir des lieux méconnus, attiser la curiosité de certains, il favorisera les moments de partage. Et paramètre non négligeable, ce système n’impliquera pas un investissement colossal puisque nous l’avons conçu pour qu’il s’adapte à du mobilier urbain déjà existant. 

Pourquoi avoir participé à ce challenge ?

Troyes n’est pas notre ville d’origine mais nous nous y sommes attachés despuis notre arrivée à l’école. C’était une occasion de nous exprimer et de trouver des solutions pour aider à la dynamiser. La critique est toujours facile pour dire que les choses ne bougent pas assez, alors on s’est dit que nous pouvions être moteurs et acteurs pour faire avancer les choses.

En tant qu’étudiants designers, la gestion de projets ça vous connaît, en quoi c’était différent cette fois ?

C’est vrai que le travail de groupe, où chacun présente ses idées, où l’on est dans l’échange et la co-construction, c’est un peu notre quotidien à l’école ! Au cours de la formation nous travaillons sur des projets à finalité réelle, des concepts, des projets prospectifs mais une chose est sûre, nous sommes toujours partants pour multiplier les occasions de travailler sur des projets concrets, avec un commanditaire, un cahier des charges… Ca nous aide à nous professionnaliser davantage, à nous plonger dans les réalités de ce que sera notre métier dans quelques mois. C’est plaisant de savoir que notre idée a pu séduir des élus et surtout qu’elle va vraiment voir le jour.