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Bac+5 Designer concepteur : le portrait d’Annie

Annie est étudiante à l’école, elle est dans la dernière ligne droite avant la validation de son diplôme. Choix de l’école, déroulé des cours, travaux de groupe et projet de diplôme, elle retrace ici, ses cinq années d’études avec un focus spécial sur les trois dernières années du Bac+5 designer concepteur de projet.

Peux-tu nous décrire ton parcours et tes pratiques artistiques/créatives avant d’intégrer l’école ?

J’ai passé un bac ES et avant d’intégrer l’école je n’avais pas de « background » artistique (pas de MANAA, pas de BTS en arts appliqués…) mais un DUT en gestion (comptabilité, finance etc…) qui n’a du coup rien à voir avec le design ! Mais à côté de cela, je m’essayais aux logiciels Sketchup et Photofiltre et ça me plaisait plus que les chiffres, du coup j’ai décidé de me réorienter en choisissant une école de design. J’ai donc un profil assez atypique ce qui ne m’a pas empêchée d’intégrer la 1re année.

Comment se déroulent les trois premières années d’études ?

En 1re et 2e années on s’ouvre à toutes les facettes du design et on nous enseigne les bases techniques et créatives. Dès la 2e année on a accès à des options personnalisées pour choisir de donner (ou pas), une teinte produit, espace ou communication à notre profil de designer. Personnellement, je savais déjà avant d’entrer à l’école que je me destinais au design d’espace.

En 3e année, on poursuit notre choix de modules et la professionnalisation s’accentue avec des projets collaboratifs avec des entreprises et des workshops. J’ai eu l’occasion de travailler sur projet autour de la lumière dans l’espace public et un autre sur une réflexion autour du packaging pour Arcelor Mittal.

Mais le projet de fin de 1er cycle reste le projet phare de la 3e année . On y consacre beaucoup de temps, c’est le 1er gros projet individuel que l’on fait en 3 ans. C’est l‘occasion de montrer de quoi on est capable, de porter notre réflexion sur un sujet, une problématique que l’on choisit, et d’utiliser les ressources qu’on aime manipuler, ou de s’essayer à d’autres justement. Moi j’avais réfléchi à une nouvelle manière d’intégrer une protection antipollution directement au vêtement, pour offrir une alternative au masque. Sujet qui est d’ailleurs très d’actualité !

La 4e année est orientée projets et international, tu peux nous en dire plus ?

Le début d’année a été rythmé par 2 grand projets collaboratifs, un pour un supermarché, l’autre orienté retail design pour la création d’un corner pour vêtements de sport pour le Coq Sportif. Pour ce deuxième projet, nous avons même eu la chance d’aller faire notre présentation dans l’usine en présence de membres de la direction pour une plongée directe dans le monde professionnel.

Ensuite au 2e semestre, je suis partie étudier en Argentine. J’ai toujours voulu découvrir l’Amérique Latine et comme je souhaitais partir dans un pays hispanophone pour parfaire mon espagnol, la destination était toute trouvée ! Et lorsque j’ai vu le catalogue de cours proposé à l’Universidad de Palermo, j’ai été séduite par les cours très spécifiques comme le design d’espaces gastronomiques, design de vitrines, design de commerces, cours de style et d’image… Des disciplines qui collent parfaitement au profil de designer d’espace commercial que je souhaite avoir et qui compensaient le côté plus global des cours que je suivais à Troyes.

J’ai vraiment adoré cette parenthèse dans mon parcours tant sur le plan professionnel que personnel. C’est une expérience riche en découverte, en rencontres et partir à l’étranger nous offre une nouvelle vision du design et enrichit notre pratique de futur designer.

En 5e année, place au projet de diplôme mais pas que !

Cette dernière année du parcours est clairement focus sur le projet de diplôme. L’année s’articule autour de cours orientés culture de l’entreprise (droit et finance, marché et stratégie…) mais aussi des workshops.

Ces cours au service du projet de diplôme m’ont servi à compléter mon projet, comme par exemple sur l’élaboration des coûts de productions, ou avec la recherche théorique qui élargit le champ des problématiques. Lorsqu’ils ne sont pas au service du projet, les cours nous aident à être moins perdus dans le monde qui nous attend. En stratégie professionnelle par exemple, on apprend à savoir exactement ce que l’on veut, être prêt pour la recherche d’emploi tandis qu’en droit et finance on va apprendre à se lancer de manière indépendante. 

Comment se déroule concrètement le projet de diplôme ?

7 mois de collaboration

Dès le mois de septembre, des entreprises viennent à notre rencontre pour pitcher les projets qu’ils souhaitent développer et ce sont les étudiants qui choisissent le projet pour lequel ils souhaitent s’engager.

En fonction du projet, on nous attribue un tuteur. J’ai eu de la chance d’avoir Nathalie Savary, architecte de formation et responsable pédagogique à l’école avec qui ça s’est très bien passé. On faisait des points réguliers tout au long du projet et elle était présente aux rendez-vous avec l’entreprise. Elle a été un réel soutien en me donnant des références qui permettaient de nourrir ma créativité et mes propositions, elle me conseillait sur les choix stratégiques et la manière de communiquer ce projet

Un dossier de recherche puis une soutenance du projet devant l’entreprise viennent clore le projet. Cette année, la situation sanitaire a un peu changé les règles du jeu et nous n’avons pas pu soutenir devant l’entreprise.

Ton projet & la collaboration avec l’entreprise

Personnellement je souhaitais travailler sur un projet de design espace et trois opportunités s’offraient à moi : un château, un hôtel et un casino. J’ai opté pour la chaîne de casinos.

La problématique était large : le casino est un concept qui vieillit et le Groupe Partouche souhaite renouveler sa clientèle et s’adresser à un public de 18-35 ans.

Pour cette collaboration, j’ai proposé un concept de pop up itinérant à travers les villes étudiantes, permettant d’aller là où les jeunes sont présents. Ce pop up mixait de manière ludique, l’univers des réseaux sociaux et des séries à succès qu’on trouve sur Netflix tout en gardant les codes du casinos (machine à sous, hasard etc..)  Le but était de valoriser l’interaction sociale par le jeu, on pouvait y gagner des tournées de boissons, ou des planches apéro à partager entre amis. Le projet englobait donc de l’aménagement d’espace et la création d’une expérience client unique.

Côté entreprise, la collaboration s’est majoritairement faite à distance mais ce n’était pas gênant. La communication avec mon référent, Guillaume Vallès, directeur d’agence Partouche Studio a été très fluide, il était toujours disponible et prêt à me donner son avis pour valider le cahier des charges, la problématique etc… J’ai été plutôt libre durant tout le projet et le Groupe Partouche était ouvert à toutes mes propositions, mieux encore, il me dirigeait vers chacune des entités du groupe lorsque c’était nécessaire afin d’avoir l’information la plus précise possible.

Le Groupe Partouche a été satisfait de notre collaboration et a trouvé ma proposition intéressante, peut-être sera-t-elle développée prochainement !

Le stage de fin de cursus

Et pour clore le parcours, on doit effectuer un stage de 5 mois minimum. Je souhaiterai pouvoir le réaliser dans le secteur de l’hospitality (restaurants, hôtels, bureaux, etc) en architecture d’intérieur, design d’espace. Idéalement j’aimerai que ce stage me permette de réfléchir aux nouveaux usages, en matière de travail, de vie ou de consommation. J’avais trouvé un stage au Cambodge mais le Covid en a décidé autrement et j’ai dû y renoncer. Je suis toujours en recherche active et j’ai quelques pistes ! 

À ce stade du parcours, quel est ton ressenti global ?

Il y a 5 ans mon choix s’est porté sur l’École de Design de Troyes d’une part pour la proximité du corps enseignant avec les élèves et d’autre part, pour le lien avec l’entreprise. Tout au long du cursus nous sommes amenés à travailler sur des projets concrets, des cas réels proposés par des entreprises et c’est donc très professionnalisant.

Je trouve que la formation est très vaste et donne le choix car il n’y a pas de spécialisations pures. Dans le premier cycle on aborde beaucoup de choses mais on ne peut pas tout maîtriser via les cours, il faut donc avoir suffisamment d’autonomie pour approfondir de notre côté nos compétences et continuer à se former aux logiciels notamment. C’est pratique d’avoir le choix et la possibilité de tester pleins de domaines, savoir ce qu’on veut et ce qu’on ne veut pas. Ça sert aussi à ça une formation !

L’un des atouts majeurs est la diversité des intervenants extérieurs. Il y en a beaucoup et chaque année on rencontre de nouvelles personnes ce qui permet d’enrichir les points de vue, les conseils, les références, d’avoir de vrais retours de professionnels du secteur etc.. De même, suivre le parcours avec les mêmes camarades pendant 5 ans, nous permet de connaître exactement les compétences de chacun et de pouvoir être complémentaires sur les projets de groupe.

Côté ambiance, l’école est top, c’est en partie pour ça que j’avais choisi l’école. Et d’autre part, les projets inter-promo et la proximité des professeurs qui connaissent chacun des élèves sont des points intéressants à relever. Ça m’a changée des amphithéâtres de 200 élèves que j’avais connu avant d’entrer à l’école !

Une fois diplômée, je n’ai pas de plan de carrière défini, je veux pouvoir saisir toutes les opportunités qui se présenteront !

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